En pratique, il n'y a plus de théorie ...[asphalte]
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NaN est l’essence de la création et NaN se moque de la création. C’est un flux corporel autant qu’une idée de marbre. C’est une confusion totale mais une clarté suprême. NaN est fait de sangs, de salives et de sécrétions sauvages, mais NaN se confond avec l’âme et le vent. NaN crée le monde pour lui rire au nez. D’un point de vue sonore, NaN est à mi-chemin entre le grognement d’un loup et le gloussement d’un macaque. NaN est l’ultime commencement, NaN est la fin fondatrice. NaN va tout dévoiler sans rien montrer de nouveau. NaN vénère les prophètes et organise leur lynchage. NaN aime jouir par-dessus tout, mais NaN est au-dessus de toute jouissance. NaN est la sueur de l’oisiveté la fixation de l’effort. NaN se remplit la panse d’un jeûne parfait. NaN est une puberté castratrice. NaN est un soleil ombrageux de pleurs et d’hilarité. NaN vendrait père et mère pour une bouchée de gloire, et pourtant rien n’est plus vertueux que NaN. NaN est un vagin couillu d’où sortent l’univers et sa négation. NaN rugit doucement, NaN soupire des tonnerres. NaN est rugueux comme l’écorce et soyeux comme la feuille. NaN fait régner l’ordre par la bousculade. NaN est une raison sans faille qui régit la folie. NaN se perd avec certitude. NaN est le centre du Tout dont NaN est exclu. NaN condense l’univers et le marginal. NaN crache sur toute théorie et ne reconnait que la sienne qui est crachat. NaN bat des ailes sous l’eau et patauge dans les airs. NaN est le silence qui cache tout vacarme, et le bruit du monde entouré de silence.

La force de NaN est de n’être rien car NaN est déjà possiblement tout.


Graph. : Sandra GUILLEN
Contacts : Grégory DAVID